Alma I Muvrini

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Alma  I Muvrini

 

 

Il y a comme cela de par le monde,
des terres dont on prononce le nom
sans trop même savoir
ce qu’elles sont vraiment.
On les  décrit, on les photographie
on peut les aimer, les détester  
en fait on les ignore.

Et ces terres là il y a des soirs
on les entendrait presque
se confier à voix basse. 
Un portrait n’est pas le mien
et partout,
sur tous les murs il porte mon nom
mais ce n’est pas moi.

Votre vérité est dans les chiffres
et les preuves
la mienne est sur mes montagnes,
sur mes rivières,
sur le visage de mes anciens,
dans les mains de mes enfants.

Il y a des soirs
on les entendrait presque
parler à voix basse
mais on dit
que les terres ne chantent pas
alors les hommes
chantent pour elles.
ils leur prêtent leur voix
comme on chante
pour tout ce qui n’est pas entendu,
tout ce qui n’est pas reconnu.

Dans ce monde
où nous mourons
quelque fois de l’image
que nous nous faisons
les uns des autres  
Des idées fausses
que nous avons
les uns sur les autres…
Ces terres qui ne veulent
qu’une seule petite chose
garder leur âme.

Un soir pour elle
nous avons voulu chanter,
dessiner l’âme
nous l’avons cherchée
dans la paume de nos mains     
et nous y avons trouvé
sur toutes les mains
les mêmes lettres,
les lettres de l’âme.

Comme si les âmes des hommes
étaient sœurs sans même
qu’ils s’en doutent quelque fois…

Que vienne le jour
que vienne la nuit
il y a comme une rumeur
là sous un faux portrait.

S’il vous vient un regret,
un remord, une idée
je vous promets des fleurs,
je vous promets une fête.  
Les amours de mon cœur
je les hisserai en tête

Alma Alma  

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